Pas trop le moral depuis quelques jours. Déprime latente masquée par les rires forcés ou alcoolisés et enfumés. Mais ce matin pas de décolage artificielle, alors l'angoisse qui s'installe sans qu'on sache bien pkoi... Si! A cause de cette putain de bouffe! Et de ce corps infame! Alors le besoin de parler, d'en parler. Pas avc mes coloc!Oh non! Je l'ai déjà bien assez effrayés comme ça quand il a fallu m'amener aux urgences. Téléphoner!A ma mère?Impossible aussi de peur de déclencher panique et larmes. Mon Milli, idem. Bien qu'étant mon amie d'enfance et meilleure amie, ces maux là elle n'arrive pas à les comprendre et tout juste à les entendre. Ma Cocc! Mon ptit brun d'femme parisienne tout aussi fragile que courageuse. Elle m'a parlé de tt de rien. De mon séjour en France, de ce qu'on allait faire. Fin de conversation. Soulagement.
Par un souffle
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Nausée,
Des gens,
Du monde,
Des sourires forcés,
Des rires,
Des bonheurs,
Des faux-semblants,
De la bouffe,
Des maigres,
De mon corps,
De moi,
De ma vie.
Cette hypocrisie, ces sourires forcés à la vie. Tout ça m’écoeure. Vouloir crier mes maux. Mais ta gueule salope ! Ne leur dit pas ta souffrance. Les gens ont peur, ils te fuiront, comme avant. Alors tiens toi droite ! Le sourire scotché sur ta face. L’air de rien.
Voilà. C’est mieux. Fais semblant et profite. Profite de cette mise en scène, de ce jeu avec les autres, de ce décor théâtral pour t’enfoncer en silence. Le corps ne doit pas trahir. On voit en toi une croqueuse de la vie au travers de tes formes rondes ; ne leur dit pas que c’est le reflet du désespoir. L’image de la haine de ta chair. Tais leur cette douleur qu’ils ne veulent entendre.
Pourquoi les maux de l’âme font-ils tellement peur ?
Par un souffle
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Description subjective d’un être haï. Tache au milieu de la masse humaine, dans une société déjà trop parasitée. Entourée ?! Oh oui. Des amis sur lesquels je peux compter, une famille à mes côtés. Mais seule. Cette haine contre moi, contre elle, contre celle qui me détruit, m’enfonce et m’habite.
D’un souffle. J’ai besoin d’un souffle. Dans ma tête. Dans mon cœur. Dans mon corps. Un souffle pour faire danser les poussières malsaines qui obstruent mes pensées. Pour soulager et laisser l’air entrer.
Sourire de façade pour masquer la destruction, les débris de mon être. C'est ce que les gens veulent voir, alors je leur donne. Sans intérêt.
Recherche ici d'un exutoire, d'une issue de secours. Appel à l'aide. Soulagement par l'écriture. Je ne suis pas de celles qui savent émouvoir par leurs mots, qui savent raconter leur vie, pas poète. Juste moi, simple inconnue des autres et de moi. Enfin voilà. Vous comprendrez que me décrire est une bien dure épreuve. Et pour me connaître vous pouvez me suivre dans mon univers parfois un peu sombre.
N'ayez pas peur...
Par un souffle
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