Mon monde

Monde des TCA...

Sortir s’acheter à manger, rentrer en ayant déjà fini de s’empiffrer, la chaleur, les bourdonnements, aller s’enfermer dans la salle de bain, enfoncer les doigts au plus profond de sa gorge. Et le piercing sur la langue, putain de piercing!!! Celui qu’on croyait pouvoir nous empêcher de faire des crises. Nenni ! Il est là, empêchant simplement la nourriture de ressortir de ce corps difforme. Les larmes. La haine. Les regrets. La honte.

Se dire que cette fois c’était la dernière, que cette fois c’est fini, qu’on nous y reprendra plus.

Et recommencer…

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Mercredi 14 novembre 2007
Sur le chemin de la guérison, et cette peur infernable et angoissante d'aller mieux. De perdre ce qui faisait ce que "j'étais". Il parait que c'est ce que j'avais construit, un système de défense mais pas vraiment moi. Alors j'essaie d'y croire et je continue le travail.
Travailler sur soi. Soigner d'abord l'urgent, le quotidien qui nous bouffe. Et puis s'attaquer au bas de l'iceberg, à l'invisible que l'on a enfoui bien loin et qui refoule pourtant à la surface. Qui pue. Qui dérange. Et malgré tout il faut gratter la merde au fond, la soulever et la jeter par dessus bord.
Et ça fait mal.

Juste mal entre un rire et un frisson de joie. L'amour donne des ailes paraît-il alors j'essai de m'envoler.
Mais je n'oublie personne même si je ne suis plus souvent là :=)


Par un souffle - Publié dans : prisonnieredesoi
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Mercredi 6 juin 2007
Les larmes ne sont jamais loin. Le temps glisse entre tes doigts, les souvenirs s’endorment dans ta mémoire. Et tu crois que c’est fini. Alors tu vis comme si de rien n’était.
Mais ça te rattrape. Toujours. Un mot qu’on te lance, t’as pas pris garde. Tu penses
pas que ça t’atteindra. Mais ça roule déjà sur tes joues. Ça brûle dans ton corps, ça serre, ça suffoque et maintenant tu sais que tu vas étouffer.
Tu t’étais promise de pas laisser se briser ta carapace. Mais c’est trop douloureux.
T’as mal et t’en crèves. La colère qui monte contre toi est trop forte. Tu cèdes sous la pression.
 
Tu fous tout en l’air toi ! Ta vie et les autres. Les mecs surtout. Tu bousilles ceux
qui tiennent à moi et restent avec ceux en qui tu doutes. Impossible de faire confiance, de voir autre chose en eux qu’une source de souffrance. Peur de
t’attacher. De ressentir ou sentir simplement. Peur d’être déchirée et pillée.
T’as pas compris que c’est trop tard ? Déjà fait ?
Cette foutue angoisse qui te ronge, t’empêche de vivre, d’avancer .
Handicapée du bonheur.
 
Et lui te regarde sans comprendre. Même quand t’essaies d’expliquer il comprend pas. Veut pas, peut pas. Le résultat c’est que tu passes pour une folle, une femme qui refuse de grandir, qui pleure pour qu’on s’occupe d’elle. Et puis tu dis plus rien. Tu fermes ta gueule. Tu penses qu’il a raison et que c’est de ta faute. Qu’il ne tient qu’à toi d’aller mieux.
 
T’es la folle, la malade, la suicidaire. Celle qui a peur d’elle et des autres. Qui a peur
de l’amour et pleure de ne pas être aimée. Qui veut aimer pour se sentir vivre et qui fuit quand il est là. L’absurde qui veut vivre et mourir à la fois.
 
Alors tu détruis tout ce qui est beau, enlaidis ce qui promet, ruines les espoirs, joues et blesses.
Trop allumeuse, pas assumée.
Mais tu ne mens qu’à toi-même. Et à ce petit jeu, c’est toi la perdante.

 
 

 

Par un souffle - Publié dans : prisonnieredesoi
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Dimanche 6 mai 2007

Happy birthday to you, happy birthday to you…

Elle regarde par la fenêtre ce qui se passe au dehors pour fuir son drame intérieur.
Celui qu’elle se crée.
Celui que son cœur fait subir à sa tête. Sa tête à son cœur.
Elle regarde la hauteur, le vide sous ses pieds, le ciel noir.
Doit-elle sauter ?
 
Happy birthday to you, happy birthday to you…
24 ans et fanée
24 ans et triste
24 ans et le cœur balafré.
Elle est avec ses amis, elle devrait sourire et profiter,
Mais elle est là, si seule et vide au fond d’elle-même qu’elle voudrait se foutre des claques pour oser ignorer ces instants précieux où ceux qui l’aiment sont à côté d’elle.
Il lui manque, c’est pas normal ça, qu’il lui manque après tant d’années. Si ? Non ?
Elle sait pas ou plus, peut-être n’a t’elle jamais su. C’est le 3ème anniversaire où les larmes éteignent les bougies. De toute façon elle a épuisé son souffle dans les clopes et les cris. Alors ça ou autre chose, au final… Et pourquoi, après tout, devrait-elle sourire pour son anniversaire ? Puisqu’il n’est pas là. Puisque ce jour là elle y pense. Puisque ce jour là il lui manque.
Et pourtant pendant des années elle s’en est bien foutue de sa présence. A s’en souvenir,
elle croit même ne l’avoir jamais désirée. Alors pourquoi maintenant regretter ?
Happy birthday to you, happy birthday to you…
A peine minuit et déjà bourrée
A peine minuit et déjà le mal être
A peine minuit et les fantômes déjà là.
Elle a tant essayé de se vomir, de se sortir et se vider d’elle-même qu’elle en a oublié d’où tout cela venait. Elle voulait se vider mais elle était déjà vide. Ça fait des années qu’elle en a oublié l’origine de tout ce bordel. Mais les faits sont là et c’est la merde. Ça rime à rien de vivre comme ça, passer son temps à se haïr, passer son temps à pleurer et se détruire. Quand il est mort, elle avait décidé de vivre. Encore une bonne résolution qu’elle n’aura pas tenu, comme arrêter de fumer, de boire seule ou maigrir. Elle a oublié le sens de la vie, s’est laissée emporter par la maladie, et n’a pas profité comme elle aurait dû.
Elle a vécu dans l’excès de vitesse, de sens, de sentiments, de bouffe ou de non bouffe. Pas de ligne médiane, toujours à faire pencher la balance. Et aujourd’hui elle se rend compte qu’elle a déjà loupé une partie de sa vie. Les plus belles paraît-il.
Vous croyez qu’on peut revenir en arrière ? Tout recommencer ?
Non faut pas rêver. Ce qui est derrière ne peut pas être gommé. Ce qui s’est passé ne peut pas être effacé. Il faut qu’elle apprenne à vivre avec, à vire. Mais ça, elle est pas sûre de savoir le faire.
Happy birthday…

 

 

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Lundi 23 avril 2007
Les doutes assaillent. La forteresse semble plus frêle.
Les murs se fissurent et l’angoisse naissante s’y faufile insidieusement. Trop de questions. Pas les bonnes. Pas de réponse. Mais le cœur serré. Pour rien. Pour tout. La peur de ne pas se relever après la bataille. Et de tout gâcher, tout détruire. Comme à l’accoutumée.
Et la honte qui affaiblie, qui gagne du terrain. Celle qui fausse le jeu.
La guerre se gagne par la psychologie. Alors je l’ai déjà perdue.
Parce que la maladie est plus forte,qu’elle me ronge et m’impressionne. Je décourage. Et c’est là qu’elle trouve avantage. En me déstabilisant. En m’aliénant. Le miroir comme arme, mes yeux ne sont pas des boucliers, mais des alliés de celle-ci.
Je devrais être heureuse, et je n’ai jamais eu aussi peur.
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Mardi 17 avril 2007

Some people can make me smile again.
C’est juste doux.
Comme renaître.
Même si la pluie et les larmes reviendront. Il ne faut pas y penser.
Juste sourire.
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Lundi 26 mars 2007
"- J’te comprends pas, j’t’ai jamais comprise. Tu dis une chose et tu fais l’inverse.
- …
-Tu mens. Tu me mens tout le temps. Et tu lui mens à lui aussi. T’es une mythomane. Et puis tu ne sais pas aimer. Tu détruits tous ceux qui t’aiment. Tout ce qui est beau. Tu m’es nuisible. Depuis 2 ans que je te connais je suis malheureux, je n’arrive pas à m’épanouir, t’as trop de problèmes.
-En gros je suis folle quoi ?
-Est-ce que j’ai prononcé le mot ? ! Mais tu en fais l’interprétation que tu veux.
- …
-Tu m’as jamais aimé. T’as d’ailleurs jamais aimé personne. Mais c’est pas ce que tu crois l’amour. Tu te trompes. T’as jamais rien compris. Tu seras toujours malheureuse. Moi tu m’as rendu plus malheureux que je ne l’ai jamais été. Tu m’as vidé, épuisé. Il faut que je m’éloigne de toi. Et t’as fait ça pour me faire encore du mal, pour me rendre jaloux, pour te venger. Tu serais sorti avec n’importe lequel de mes potes.
-Tu pense que je suis une pute ?
-Là encore est-ce que j’ai prononcé ce mot ?
-Non t’es trop malin pour ça…
-En effet, t’as juste à traduire ma pensée. "
Nuisible, nuisible,nuisible,nuisible………………traînée, menteuse, folle, folle, folle,folle,folle
 
Alors c’est vrai…

 

 

 

 

 

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Jeudi 8 mars 2007

J't'ai donné ma main, mes lèvres et mon coeur, pour plus avoir froid, pour plus avoir peur. Pas d'estime de moi, peur de l'abandon, sentiment constant d'imperfection, j'avais pas compris que même avec toi ça s'arrangerai pas. Puis tu pouvais pas continuer à supporter tout ça. Ma froideur, mes ptits tours de girouettes, mes conneries et ma dépression.

J'étais toute petite je me souviens. Je fermais les yeux et ouvrais grand les oreilles pour écouter ce que vous disaiez. Sur moi. Mais j'entendais que des cris entre vous, persuadée que c'était à cause de moi. Des cris aux pleurs aux coups même rares j'arrivais pas à comprendre. Pourquoi? C'est moi? Et puis entre les tempêtes y avait les ptits aryons de soleil qui me réchauffaient tout partout. Ils étaient fragiles, soumis au changement de vent, alors fallait en profiter, les garder au creux du coeur et de la mémoire. Les concerver comme des trésors pour se rappeler qu'il faut rester debout, pas lâcher, pas craquer, pas pleurer.

Mais les fissures se sont agrandies, et c'était dur dur de les colmater. Fallait pas en rajouter, des problèmes y en avait assez. Moi je voulais pas vous inquiéter. Mais le soleil y rentrait plus par la fenêtre de la maison. ça retait dehors, loin que ça en réchauffait plus les pièces. La seule chaleur je la trouvais ailleurs. Et je savais plus quoi faire. J'étais pas assez forte, assez intelligente. J'étais trop jeune, trop sensible. J'aurais dû faire mieux, trouver une solution, écouter, aider, et disparaitre. J'en avais envie bon dieu, mais j'avais pas le courage. Je hurlais silencieusement et cracher mon désir de mourir sur le papier, mais j'ai pas réussi. Ouai j'avais trop peur, et puis j'voulais pas abandonner. Parce que finalement ça aurait peut-être été pire si j'l'avais fait. Puis tu te serais retrouvée seule quelques années après...

Aujourd'hui j'accepte toujours pas celle que je suis, parce que je ne sais pas qui elle est, et elle n'est pas non plus celle que vous attendiez. Malgré tout ce que tu me dis, c'est pas vrai. Faut avouer j'ai gâché vos vies. Une autre enfant vous aurez permis de vivre plus heureux. Et moi, là, avec ma sale tête et mon imbécilité j'ai tout fait foiré. Pardon pardon pardon. Toi je sais que t'es trop lin, pouf parti et que tu sais pas tout ça. Mais quand même, les morts aussi méritent qu'on leur fasse des excuses. Et puis toi, ben tu lis pas, mais c'est pas grave parce que je te le dirai la prochaine fois.

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Mercredi 14 février 2007

 

Au creux de ton oreille j’approcherai mes lèvres
Pour que tu saches le mot que j’étouffe en moi
Au creux de ton oreille je te hurlerai je t’aime
Pour te donner une raison d’être sourd à mon amour.
 
Au creux de ta main je déposerai des baisers
Ceux au goût de mensonge et de peur que j’ai en moi
Au creux de ta main je poserai la mienne
Et agripperai tes doigts pour ne jamais les lâcher.
 
Au creux de tes bras je me loverai violemment
Pour arracher ton cœur et le garder avec moi
Au creux de tes bras je verserai mes larmes
Pour donner l’illusion d’être aussi douce que sauvage.
 
Et au creux de moi je te ferai mourir
Parce qu’une veuve noire depuis longtemps sommeille en moi
Et au creux de moi tu reposeras à jamais
Parce que je ne sais pas aimer, mais ne sais que tuer.
 
 
 
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Lundi 12 février 2007

La vie en noir et rouge. Tout ou rien. Boulimie ou anorexie. Vie ou mort. Elle se hait, se hait, se hait et se déteste.

Les mains qui tremblent. Oser ou se retenir. Franchir les limites posées. Et se punir. Encore et toujours. Trop ou pas assez ? Regarder l’acier briller sous la lumière crue de la salle de bain. Hésiter. Rester prostrée, assise sur le carrelage blanc qu’elle rêve de voir sanguin. Envie de tout bousiller. Prendre une feuille et un stylo pour trouver un moyen de s’échapper. Se vider et vomir ses émotions. Les recracher. Elle est là, petite gourde dégueulasse. Grosse à en chialer.

Disparaître et s’étouffer. Envie de se crever le ventre. Les yeux. Se couper les mains. Et perdre toute sensibilité. Entre colère et épuisement.
Enfin parler, dire et avouer. Ce que depuis longtemps elle a sur le cœur. Ne pas jouer la femme de marbre. Celle qui a tout gâché, tout perdu. Mais pas de réponse. Sa seule voix en échos dans sa petite tête d’idiote. Cette seule phrase qu’elle aurait dû étouffer au fond de sa gorge pour s’asphyxier. Elle ne devra plus jamais prononcer ces mots là.

 

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Jeudi 25 janvier 2007
Et du cercle je ne suis pas sortie.
Un instant j’ai cru
                            Remonter                                             la
                                                                                                  pente
 
                                                 emprunter un
 
                 autre                                                                            chemin.
 
FOUTAISES QUE TOUTES CES CROYANCES !
 
    J’ai prié des Dieux auxquels je ne crois pas,
    Fais pénitence pour me faire pardonner de mes pêchés.
    Mais aujourd’hui je suis de nouveau dans la ronde
    Avec mes démons Culpabilité, Haine, Nourriture et Destruction.
   
    Et me regarder de l’extérieur comme si ce n’était pas moi.
    Comme si j’étais différente de celle qui se trouve là.
    Mais souffrir en même temps qu ‘elle, comme elle,
    Les coups, les blessures, les larmes.
 
Et de la haine contre moi je ne suis pas sortie.
Un instant j’y ai cru
                                       En moi                                                           sans vraiment
                                                                avoir
                                                                                         la foi.
 
 
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Au fil du rasoir

Le mal est entré
meilleur ennemi
Il sait m'abandonner
Me ramener près de lui
Je n'veux pas rester sage
J'aime le souffre et l'envie
Abuser de mon âge
Je n'veux pas rester sage
Le mal est ma lueur
Son ombre est ma couleur
Le mal est ma lueur
Mon parfum son odeur
Prend ton mal en douceur.

Le mal est entré
Et je sais qu'il détruit
Qu'il pourrait me faire crever
Que reste-t-il ici ?
Je n'veux pas rester sage
J'aime le souffre et l'envie
Abuser de mon âge
Je n'veux pas rester sage
Le mal est ma lueur
Son ombre est ma couleur
Le mal est ma lueur
Mon parfum son odeur

Le mal est entré
Meilleur ennemi
Il sait m'abandonner
Je brûlerais avec lui
Le mal est ma lueur
Son ombre est ma couleur
Le mal est ma lueur
Mon parfum son odeur
Le mal est ma lueur
Son ombre est ma couleur
Le mal est ma lueur
Mon parfum son odeur

                        Dolly

 

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